Je suis en train de me dire qu’il y a un caractère dangereux à ce que j’ai fait. A savoir que quiconque peut retracer ma vie sur les trois dernières semaines. 

Peut être devrais-je l’écrire pour moi même, et y ajouter les détails que je m’efforce de ne pas trop dévoiler ici. Parce qu’il y en a. Pleins.

Donc voila, il faut que je fasse autre chose.

20.01

Quelqu’un qui change de sexe en Sibérie, c’est un transsibérien ?

À un moment de ma vie, je pouvais écrire beaucoup, très vite sur un sujet donné. C’était les rédactions en troisième, le mercredi matin. Je passais un moment les yeux ailleurs que sur ma feuille, je réfléchissais à qui j’allais écrire, qu’est ce que j’allais lui faire faire, et puis j’écrivais tout sans brouillon. Je crois que je n’ai rien gardé de tout ça, si ce n’est le souvenir de monsieur Calmette qui lit à voix haute ce que j’avais écris. 

Je pense qu’il faudrait que je recommence comme ça, un thème par semaine, au minimum, et que j’écrive dessus, dans un temps imparti. Il est toujours possible de reprendre par la suite.

Là par exemple, je trouve que ce qui est au dessus n’a absolument aucun intérêt, qu’on s’en fout royalement de ce que je faisais en troisième, qu’il est facile de me la péter sur quelque chose qui est arrivé il y a plus de cinq ans. Que j’ai arrêté d’écrire, et que je n’arrive plus à m’y remettre correctement. Mis à part le léger texte pour la séance ciné campus qui est à venir, je n’ai rien écris de satisfaisant depuis bien longtemps. 

Alors je publie cette bouse ce soir, parce que j’ai eu un élan d’inspiration qui s’est très vite évaporé, constate-je amèrement.

Tout vient à point à qui sait attendre. Sauf le talent, Jean.

Il manque un des Beatles. Mais c’était une belle soirée.

Mardi 11 décembre 2012, 20h07, intérieur nuit.

Voila, après des années passées à faire des skyblogs, puis le trou noir par manque d’inspiration, me voici assise dans mon lit à taper ce billet.

Il paraît qu’il faut que j’écrive, et si je suis d’accord avec tous ceux qui me le disent, la pratique est bien moins simple. Jamais rien n’est organisé correctement dans mon cerveau, sauf quand je n’ai pas de papiers pour écrire. Combien de fois ai-je bravé le froid pour tapoter sur mon portable les faibles idées qui me venaient soudainement ? Seulement, gratouiller trois phrases sur une nappe et ne jamais le montrer à quiconque est bien loin du fait d’écrire et de poster, et ainsi exposer le tout à un public qui s’est perdu par ici. Bien que j’échange régulièrement des mails où je m’efforce de faire preuve d’une prose impeccable, cynique, un style de plume acerbe voire acide, des mots choisis le mieux du monde, le tout saupoudré de bien trop de virgules et de phrases beaucoup trop longues.

Je décide donc ce soir, solennellement, d’écrire régulièrement. Tout ce que je fabule à l’oral devra être couché sur le papier, si je puis dire, pour ne plus le perdre et tenter au mieux d’améliorer mon écriture. Peut être même que je réécrirai des histoires comme quand j’étais en troisième et que je battais tout le monde avec mes rédactions. Même que monsieur C. les lisait à voix haute, et avait été si fier de mon 15/15 au brevet blanc. Mais je m’égare là, et je me dis que c’est de bon augure (j’aurais appris ce soir qu‘“augure” est masculin, bravo, merci, rideau).

ferme t-on les cercueils des claustrophobes ?